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Camera GoPro : Histoire d’une success story

L’histoire de cette petite caméra est extraordinaire. Née de l’imagination d’un jeune surfeur américain, elle deviendra un succès mondial et se payera même le luxe de devenir le nom générique de tout un secteur d’activité. Un vrai rêve américain avec une croissance à trois chiffres valorisée aujourd’hui à 2,25 milliards de dollars !

Mais reprenons au commencement. En 2001, Nick Woodman, jeune surfeur californien au chômage souhaite se mettre en scène en vidéo et en photos. Mais voilà, comment faire ? Rien n’existe pour le faire soi-même et payer une équipe de tournage est complètement inenvisageable.

Pour financer ses recherches, il vend avec avec Jill, sa future épouse, elle aussi surfeuse ; des colliers en coquillages acheté à Bali et emprunte 35 000 dollars à sa mère. Plusieurs idées successives vont permettre au projet de voir le jour. Tout d’abord, la caméra doit pouvoir être embarquée facilement : la partie artisanale débute. En se servant de la machine à coudre de sa mère, il bâti des sangles de poignet qui permettent d’y attacher la petite caméra. Elle est devenue très mobile mais il faut à présent s’atteler à la partie mécanique. La caméra doit non seulement remplir sa fonction première : filmer en haute-définition, mais elle doit également résister aux chocs, survivre à un environnement aquatique, avoir une puissante batterie et une importante mémoire. Après plusieurs mois de travail, le défi est gagné : la GoPro est née !
La Gopro, vous l’aurez compris, s’adresse tout d’abord à un public de sportifs, qui souhaite partager leurs exploits avec leurs communautés.

La communauté, je pense que nous tenons ici l’une des clés du succès de la Gopro. La petite caméra lancée en 2005, qui a connu depuis une croissance exponentielle, a vu le jour quasiment en même temps que deux autres géants qui ont énormément contribué à son succès. Tout d’abord Facebook né en 2004 qui permettra, je ne vais pas vous l’apprendre, de partager le contenu avec leurs fans. Puis Youtube en 2005 qui permettra aux sportifs de mettre le contenu facilement et gratuitement en ligne. C’est donc grâce à la conjoncture et à la création de tous deux géants dans le même laps de temps que la Gopro a pu avoir un tel succès.

​Le 14 octobre 2012, l’autrichien Félix Baumgartner s’élance dans une capsule portée par un gigantesque ballon stratosphérique et se jette, à 39 km d’altitude dans le vide, pour dépasser le mur du son en chute libre. Ce saut historique a été immortalisé par la GoPro.

La GoPro est bien une révolution. Si c’est avant tout un petit bijou technique, elle est aussi financièrement accessible, elle coûte en moyenne 350 euros. Elle a également permis la démocratisation des sports extrêmes, YouTube, la plate-forme de Google, recense des centaines de milliers de vidéos filmées par une GoPro. L’engouement pour la petite caméra a largement dépassé la communauté des sportifs, depuis 2009, 3 millions de GoPro auraient été vendues ; et oui, tout le monde veut s’y mettre, tout le monde veut « être un héros ».

5. Conseils pour filmer avec une GoPro :

1. Chargez vos batteries et emmenez-en de rechanges et n’oubliez pas de prévoir une carte mémoire assez grande

2. Adieu la buée !
La chaleur et l’humidité, ça créé de la condensation et elle s’incruste dans votre boîtier de GoPro. (oui même s’il est étanche). Petite astuce : découper une serviette en papier à la bonne taille et la mettre dans le caisson, de chaque côté du boîtier, en faisant attention qu’elle n’entre pas dans le champ de vision de l’objectif. Résultat : plus du tout de buée et en plus, ça coûte presque rien.

3. Remplir le cadre
Avec un angle de vue de 170°, la GoPro a l’énorme avantage d’écarter les murs dans les endroits les plus étriqués. Néanmoins,Il faut toujours être à quelques centimètres du sujet, ça prend un peu de temps de s’habituer à skier sur les talons de votre compagnon de sortie, de lui courir après en lui marchant sur les chaussures, mais vraiment c’est très important. Si on ne remplit le cadre avec le sujet, l’image devient ennuyante à regarder car rien ne se détache vraiment et surtout vous ne mettez pas en valeur votre héros puisqu’il est noyé au coeur de la scène.

4. Stabiliser les plans
Suivre son pote de près c’est bien, mais si vous tremblez autant qu’un certain Parkinson, votre plan ne sera pas exploitable. Sur le coup vous ne vous en rendrez pas forcément compte, mais oui votre plan a tremblé, enfin vous avez fait tremblé votre caméra ! Que vous soyez en voyage, au ski, en vtt, en skate ou n’importe où, vous aurez a priori toujours la possibilité d’avoir un sac avec vous (ou un ami pour porter). Profitez en pour glisser un mini-trépied dans ce sac (pas dans votre ami), il vous sauvera la mise plus d’une fois.

5. Toujours garder la lentille propre !
C’est une habitude à prendre : toujours nettoyer votre lentille. Mais, surtout ne les frottez jamais contre vos gants ou vos vêtements : ils créent des micro rayures.

Sources et compilation :
http://www.theriderpost.com
http://ecs-paris.com
http://djisupertramp.com

Texte : Bruno Van Weynbergh

15/08/2014